Vendredi 2 novembre 1979, il est 15h15 lorsque la BMW 520 conduite par Jacques Mesrine s’arrête à un feu rouge Porte de Clignancourt et s’apprête à tourner Boulevard Ney. Devant elle, un camion dont la bâche s’ouvre brusquement, à l’intérieur sept tireurs d’élite de la brigade antigang ouvrent le feu sans laisser le temps à leur cible d’atteindre les deux grenades qui sont pourtant là, à portée de main. Après plus de dix-huit ans de rebondissements, l’épilogue ne dure que dix secondes. Mesrine s’écroule, sa compagne Sylvie Jeanjacquot est grièvement blessée, cinquante policiers affluent autour de la voiture criblée d’impacts de balles. C’est fini. Au regard de la scène, Jacques Mesrine n’avait cette fois aucune chance d’en réchapper.
La nouvelle se répand comme une trainée de poudre à travers toutes les rédactions. Véritable coup de théâtre dans cette histoire que l’on pourrait presque qualifier de passionnelle qui opposait l’ensemble des forces de l’ordre de France à un homme considéré comme l’ennemi public Numéro un. Badauds et journalistes accourent, la Porte de Clignancourt ressemble à une arène dont la bête a été mise à mort sans autre échappatoire.
Cette « opération » qui commence déjà à alimenter les passions (les témoins affirment qu’il n’y a pas eu de sommassions) a été mise en place par le Lucien Aimé-Blanc, patron de l’OCRP, et le commissaire Broussard de la BRI.
Mesrine : les lieux et la PJ- Journal Antenne (A2)- 02/11/1979
Jacques MESRINE a été abattu par la police aujourd’hui à Paris. Porte de Clignancourt, Martine LAROCHE-JOUBERT retrace la chronologie des événements de l’après-midi. Images de Jacques MESRINE mort dans sa voiture, des gendarmes évacuant le cadavre et de la voiture criblée de balles. Interview du commissaire BROUSSARD, de la brigade antigang. Il insiste sur le fait que l’opération a été menée par l’OCRB (préfecture de police) et l’O.B.R.I. (police judiciaire). Interview d’un témoin de la fusillade.










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